Mutuelles complémentaires : les médecines douces

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Mutuelles complémentaires : les médecines douces gagnent du terrain

Magnétiseur, guérisseur, Ostéopathie, sophrologie, hypnose, naturopathie… les soins de santé alternatifs ont plus que jamais leur place dans le paysage des soins de santé plébiscités par les Français. Mais sans reconnaissance officielle, pas de prise en charge et les coûts pour prendre soin de soi naturellement restent parfois trop élevés. Heureusement, certaines mutuelles santé ont décidé de vous accompagner. On fait le point.


L’Organisation Mondiale de la Santé reconnaît pas moins de 400 médecines « traditionnelles », « alternatives » ou « à base de plantes ». En mai 2019, des données sur la pharmacopée de la médecine chinoise ont d’ailleurs été inscrites à son système de classification internationale des maladies. L’OMS l’affirme : ces soins sont « souvent sous-estimés » alors que leur sécurité et leur efficacité sont avérées et qu’ils participent à un accès universel à la santé.

En France, une prise en charge sous conditions

Chez nous, ces approches sont appelées « pratiques de santé non conventionnelles » (PSNC) car aucune mesure scientifique ne permet, à ce jour, de valider leur efficacité et que ces disciplines ne sont pas enseignées en faculté de médecine. Si vous êtes de plus en plus nombreux à découvrir et profiter de leurs bienfaits, sans statut légal : pas de remboursement au pays de l’Assurance Maladie obligatoire. Ces méthodes naturelles demeurent inaccessibles pour beaucoup de gens qui souffrent de traitements allopathiques parfois longs et non sans effets secondaires. En réalité, quatre thérapies « non conventionnelles » sont actuellement reconnues par le Conseil national de l’Ordre des Médecins : l’homéopathie, l’acupuncture, l’ostéopathie et la mésothérapie (une technique d’injection sous-cutanée). Elles seules peuvent faire l’objet d’ordonnances médicales et – à l’exception de l’ostéopathie – être mentionnées sur les plaques des médecins… et des médecins seulement. A ce titre, ces pratiques peuvent faire l’objet d’une prise en charge par la Sécurité Sociale. Pour déclencher un remboursement (à hauteur de 70%), une consultation d’acupuncture, par exemple, doit donc être effectuée par un médecin conventionné, par ailleurs libre de fixer les tarifs de ses actes complémentaires.

Le cas de l’homéopathie

Le 26 juin dernier, à la demande de la Ministre de la Santé et après analyse de près d’un millier de rapports sur l’efficacité des médicaments homéopathiques, la Haute Autorité de Santé a rendu son verdict : les granules de sucre aux extraits dilués ne démontrent pas « une efficacité suffisante » pour justifier un remboursement. Une décision qui fait évidemment polémique, quand on sait que 72% des Français déclarent avoir obtenu des résultats positifs sur leurs symptômes grâce à l’homéopathie et qu’elle contribue à réduire la consommation médicamenteuse ainsi que l’antiobiorésistance. Aujourd’hui remboursées à 30%, les petits tubes de couleur ne seront plus pris en charge qu’à 15% à partir du 1er janvier 2020. Leur déremboursement intégral, lui, est prévu en 2021.

Mutuelles complémentaires : un soutien bienvenu

Face à un contexte qui ne peut être défavorable qu’aux patients, les mutuelles santé qui, par définition couvrent le reste des frais à charge, ont bien compris qu’elles avaient une carte à jouer. Le succès des pratiques alternatives est en effet devenu un moteur de différenciation pour ces organismes et rares sont aujourd’hui les mutuelles qui ignorent les médecines douces. Les quatre pratiques non conventionnelles reconnues par le corps médical bénéficient d’une couverture bien répandue mais d’autres ne sont pas en reste. C’est le cas notamment de la sophrologie, de plus en plus utilisée à l’hôpital. Concrètement, les garanties des mutuelles complémentaires se présentent sous la forme d’un forfait annuel comprenant, soit une liste définie de soins concernés, soit un nombre limité de séances à utiliser pour une thérapie précise. Généralement, le plafond de ces forfaits va de 50 à 200 euros par an. Cette formule peut aussi être remplacée par un remboursement à la séance, en fonction du contrat choisi. 

 

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